“Interdire l’unschooling et ses variantes ou voir l’IEF interdite ?”

lien: http://allonzenfant.wordpress.com/

PSREUBEN répond à la question : pourquoi l’IEF va dans le mur ?  Un point de vue pessimiste qui va à l’encontre de la béatitude des associations et de la politique de la tête dans le sable…

Cette photo a été prise devant l’Inspection académique de Bordeaux. Ce sont des parents en IEF qui attendent pendant que leurs enfants sont contrôlés par des inspecteurs (en application de la loi sur le renforcement du contrôle de l’instruction). Nous les avons observés: ils ont un peu échangé, mais très vite la conversation s’est bloquée et depuis ils s’ignorent , car chacun pense que l’autre va lui créer des problèmes.

Le monsieur pense que son gamin va bien s’en sortir, il a un bon niveau pour son âge, mais il trouve qu’on traite les parents comme des délinquants, comme si enseigner en famille  ne présentait pas plus de garanties de réussite que d’aller dans une école où la cadence et les méthodes ne sont pas adaptées: l’accueil était froid, le contact minimal, on  lui a demandé de sortir pendant les épreuves et il a senti qu’il y avait un peu de hauteur, disons que les inspecteurs  le traitent avec suspicion:  des questions, encore des questions, il se sentait un peu devant un contrôle de police, comme s’il avait le profil des parents maltraitants . Il regrette que le contrôle ne se soit pas fait chez lui, il se sentait plus à l’aise.  Il pense que c’est à cause des “gens-foutre” qui sont contrôlés le même jour et il a compris que la dame sur l’autre banc  en fait partie:  c’est une  “nonsco”, car elle a tenté de lui vanter  sa méthode  qui interdit tout apprentissage aux enfants. Que des jeux ! Les enfants ne font que ce qu’ils ont envie de faire, surtout quand ils sont petits.  “C’est de l’inconscience” pense-t-il.  Son fils,  lui,  est instruit conformément à la loi, car pour lui l’instruction est indispensable à la formation de l’individu. En famille, l’enfant bénéficie d’un  cadre éducatif sécurisant et travaille avec des méthodes qui sont attrayantes: sa femme et lui se partagent les activités. La débâcle de l’école les rend  méfiants vis à vis de l’EN et à proximité, ils  n’ont pas trouvé d’établissement privé qui leur convienne. Ils pensent que les évaluations des enfants en IEF faites par les inspecteurs, c’est une formalité qui peut leur être utile, car ça permet de faire le point et de rassurer l’administration scolaire . Et après ça, on a la paix pendant un an!  Bon, ça vaut un petit sacrifice.

La dame, elle, est tendue. Elle se dit que sa petite Clémentine va être mise en parallèle avec l’enfant de ce monsieur, des gens qui donnent des cours  à leur fils , 3h par jour, à deux!  C’est “du lourd” se dit-elle (car elle parle” le langage unscoolingue) ! Si c’est pas malheureux de maltraiter un enfant de cet âge en le forçant à apprendre des choses dont il n’a pas besoin (ni envie) ! !  Tout ça la dégoûte, car  elle pense que le garçon n’est pas épanoui.   Mais elle  s’inquiète car elle va devoir subir des pressions de la part des inspecteurs, car après le contrôle de cet enfant,  sa fille sera dans l’embarras: elle n’a pas de cahier, pas d’écrit, juste des dessins, ça manque un peu de preuve. D’ailleurs elle n’écrit pas encore, elle reconnaît les lettres et sait lire quelques syllabes, et son nom (elle a 6 ans) . Mais Clementine est très à l’aise en maths: elle fait des jeux avec des réglettes et elle a appris l’addition toute seule et sans effort. Lors du précédent contrôle, c’était tendu: les inspecteurs avaient des préjugés contre les parents qui suivent la méthode de John HOLT.  Clémentine n’aime pas la lecture;   mais ça viendra le moment venu, leur dit sa mère, qui tient tête aux inspecteurs. La dame les juge bornés: elle en a marre d’essayer de leur expliquer que l’enfant doit être respecté , mais ils n’ont même pas lu John HOLT, ni Alan THOMAS. En plus elle refuse que l’enfant soit évaluée, alors que l’autre parent, sur le banc,  a accepté !  C’est navrant de voir des parents qui  laissent l’EN faire passer des tests à leur enfant,  se dit-elle! Tout ça c’est la faute de ces gens qui stressent leurs gosses avec des apprentissages prématurés, alors que si on attend que l’enfant soit mûr, ça va tout seul.

 Conclusion : ne prenons pas parti, car ils ont chacun leur route et leurs raisons… Alors l’IEF,  Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ces parents ont en commun : le fait de  subir les enquêtes , certes, mais leur comportement face à ces  ces enquêtes n’est pas le même. Elle lui n’y voit qu’une forme d’agression, la volonté de l’EN d’appliquer les normes scolaires à l’IEF,  alors que lui n’y voit qu’une occasion de vérifier si son enseignement est efficace.

Elle est ulcérée parce qu’on lui impose des normes qu’elle refuse : elle se sent victime. Lui est mortifié par la suspicion que l’EN lui témoigne et qu’il attribue au fait que d’autres familles ne remplissent pas leur obligation d’instruire leur enfant.  En réalité, il est victime, non pas parce que  certains ne remplissent pas leur obligation , mais parce que l’Etat ET l’EN ont décidé qu’instruire en famille est un indice de maltraitance parentale ou d’appartenance sectaire: c’est la logique de la présomption de culpabilité et de discrimination adoptée par un Etat républicain:  le droit à l’IEF est un droit qui n’a plus cours, c’est un droit révolu de fait. Respecter la loi et instruire ses enfants en famille est une forme de délit devant l’Etat.

Cette dame n’est pas victime, car elle a choisi d’être  dans la catégorie des insoumis, cependant elle aussi se leurre sur la possibilité d’être reconnue dans son droit et dans sa pratique: , elle veut faire croire qu’elle respecte la loi alors qu’à l’évidence elle ne le fait pas: elle est donc doublement délinquante (n’ayons pas peur des mots) aux yeux de l’EN.  Le problème c’est que les parents en IEF, quels qu’ils soient, quelles que soient  leurs pratiques, sont des parents qui refusent la scolarisation et ce faisant, ils sont dans le colimateur de l’Etat.

Collaborer ou s’opposer, ne change rien: l’EN traite tous les parents qui ne soumettent pas à l’obligation scolaire  comme des renégats, des parents qui nuisent à leur enfant, car la loi depuis 1998 n’impose plus l’instruction, elle impose la scolarisation.  Il ne reste plus à ces parents qu’à entrer en résistance, car la dictature étatique  et scolaire n’est réceptive à aucun argument, à aucun résultat . D’ailleurs prouver aux inspecteurs que l’enfant réussit les apprentissages en famille ne réhabilite pas les parents, c’est ne pas comprendre l’enjeu de l’école. La scolarisation n’a pas pour but prioritaire de faire réussir l’enfant dans les apprentissages , elle a pour but de l’éduquer et de le séparer des parents: c’est ce qu’on appelle “l’autonomie”.

Conclusion: les parents en IEF sont comme les juifs, les homosexuels ou les communistes pendant la guerre, ils sont considérés comme des parias et la République française, Etat de droit (en théorie), méprise  leur droit. C’est le retour de l’Etat de non droit. Ils font partie des cibles permanentes de l’Etat républicain: terrorisme, sectarisme, autonomisme et délinquance.

Pourtant cette similitude de rejet et de discrimination n’est pas de nature à rapprocher ces parents, car lui se sent subjectivement intégré à l’ordre social dominant, tandis qu’elle se sent en dehors de l’ordre social dominant, qu’elle  conteste pour des raisons qui, à travers l’enfant, mettent en cause toute la société libérale.  Leur seule solution à tous les deux, c’est le mépris, c’est la résistance.

Malgré cette simulitude de statut (paria) , leur rapport à l’EN n’est pas comparable, car leurs buts sont totalement divergents: c’est cette subjectivité qui les oppose et qui ne peut pas être évacuée.  L’un veut rester “dans le système” tout en échappant à ce qu’il a de répugnant (l’appropriation de l’enfant par l’Etat), l’autre veut y échapper en se donnant des alibis (le respect de l’enfant)  et : en réalité  elle ne veut pas donner son enfant à l’Etat pour qu’il le formate, au contraire elle se sert de l’enfant comme un instrument de combat contre l’Etat, c’est à travers l’enfant qu’elle combat l’Etat et l’Etat lui fera payer cette attitude.

D’ailleurs, ce monsieur ne fréquente pas les associations IEF, pour quoi y faire? Il fait son travail de parent et instruit son enfant: il respecte la loi, il n’a pas besoin d’être soutenu par un syndicat de parents; il est en accord avec le système, mais il ne voit pas qu’en refusant la scolarisation, il se place dans le camp des renégats (auxquels il pense ne pas appartenir) .

Par contre, cette dame a besoin d’adhérer à un groupe: elle “claviotte” toute la semaine avec des parents nonsco sur une liste, pour échanger des expériences, des recettes… Elle participe à des rencontres nonsco pour que sa fille s’éclate avec des enfants qui sont déscolarisés. Cette mère a besoin de communiquer avec des gens qui ont la même vision qu’elle, car être nonsco, c’est presque une religion: elle vit pleinement son engagement,  en relation avec des parents qui partagent les mêmes convictions, écolos, végétariens et alternatifs:  ensemble ils font front et ils se soutiennent face à l’EN!  !

Les associations de parents d’élèves ont sans doute des différences, mais  elles ont quand même des  intérêts communs. Par contre des associations de parents dits “IEF”, c’est vraiment “tout et n’importe quoi”.  Alors, que représente ces associations, à quoi servent-elles ? Ce sont des lieux de rencontre entre parents et enfants, mais pour quoi faire?  Pour renforcer les convictions, faire du prosélytisme, couler des heures heureuses sur planète IEF ? officiellement, c’est pour permettre aux enfants de se rencontrer : curieux argument.  Pour  répondre à cette question, il faut remonter à l’origine : par exemple ”Les enfants d’abord”, c’est un ouvrage de Christiane Rochefort, ouvrage de libération de l’enfance, mais qui présente un caractère très engagé (c’est à lire). Tous les parents en IEF ne partagent pas ses positions, alors s’affilier à  une association qui  se dit IEF et qui met ce livre sur sa façade, c’est adhérer à cette vision sans le savoir,  c’est se faire manipuler. Il faut que les parents sachent à quel projet ils s’affilient.

1/ Vivre ensemble en IEF, c’est une utopie, car chacun a son but et ses illusions. Alors séparons-nous et sans rancune.  L’IEF ne peut pas exister sur la base de telles contradictions. Plus de faux langage commun ! 

2/ L’IEF n’a pas de légitimité, elle n’a pas de droits, elle est sous haute surveillance. C’est un parcours solitaire contre le système. Bonne chance.

3/ Tant que des associations  “miroirs aux alouettes ” vous berlurent  en vous assurant que vous disposez de la liberté d’instruire en famille , vous faites partie des naïfs qui gobent leurs beaux discours. On vous appâte avec des rencontres idylliques… appelons ça “l’opium du peuple” . Ces rencontres sont destinées à vous intégrer dans le troupeau  et à vous donner le sentiment que vous n’êtes pas seuls, que l’IEF, c’est un droit.

BREF, entre les normes scolaires et les pédagogies du vide,  entre ceux qui rêvent de pratiquer l’IEF dans l’harmonie avec l’EN et ceux qui nous berlurent sur leurs méthodes miraculeuses, l’IEF est dans la merde.

Bon d’accord finissons en une fois pour toute avec la théorie selon laquelle laisser l’enfant choisir sa culture, ses apprentissages  c’est mieux que de le gaver de conneries à l’école (confère les cours de français au collège). . D’accord, là dessus, je ne discute pas, mais il faut des parents éclairés, des parents qui ouvrent des espaces de connaissances, mais quand on ouvre la porte à  la foule en leur disant “Ton gosse va s’épanouir en faisant ce qu’il veut à la maison”, c’est la culture “cocacola et consoles”  qui va remplacer le formatage scolaire. L’humanité est trop conne pour s’instruire par elle-même, car le monde dans lequel nous vivons est complexe.  L’humanité a notamment  besoin de connaître son histoire pour se projeter dans l’avenir et déjouer les pièges des classes dominantes  : hier militaires, religieuses, aujourd’hui économiques, etc. Elle a besoin d’être accompagnée par des systèmes de formation intellectuelle et professionnelle, ce qui n’interdit pas qu’on puisse se former personnellement (surtout quand on est adulte) en parallèle de ces formations, c’est même recommandé. Le monde ouvrier lui-même le savait, avant de tomber dans le salariat et la dépendance,  car quand le compagnonnage organisait les métiers, les compagnons s’instruisaient les uns les autres et les métiers ne craignaient pas de parler “d’apprentissage”. Hélas, l’instruction a son revers:  l’éducation (et l’embrigadement). Aujourd’hui l’école a radicalement bifurqué vers l’éducation, car rassembler les petits enfants dans une caserne, c’est très pratique pour en faire “le creuset de la pensée unique”. C’est pourquoi l’école dirigée par l’Etat ne peut pas avoir pour but l’instruction, tandis que l’enfant instruit en famille, est exposé aux idéologies familiales. Quelle est la solution? Pour ma part, je pense qu’un pluralisme d’établissements libres qui définissent leurs projets et leurs pédagogies, mais  avec un certain nombre de contraintes (programmes) à respecter (confère l’enseignement hors contrat) ou une instruction en  famille contrôlée, mais avec une marge de liberté, restent la solution. Mais l’unscoolingue et ses variantes doivent être interdits.

Qui peut interdire l’unschooling en France, si ce n’est l’Etat. Tout me laisse penser qu’il ne le fera certainement pas, car il a trop intérêt à laisser la maladie se développer, pour pouvoir dénoncer en temps voulu, le retour du danger sectaire. Mais dès à présent, comme l’aurait dit Audiard : “la maladie est revenue sur les poules”!

Lire sur le net l’article du Centre d’information et de  Conseil des Nouvelles Spiritualités : “Education nationale, creuset de la pensée unique” (2003):  je pense que M. A. Cotton et moi nous nous rejoignons dans l’analyse de la politique de l’EN. par contre Roger Auffrand (qui est inscrit sur les listes d’ouvrages que LED’A donne sur son site comme référence)semble totalement muet  concernant la politique de l’EN envers l’IEF… lui qui suit et commente avec une plume très pointue et très informée tout ce qui se passe dans et hors de l’EN. PSREUBEN

La parole est aux parents en IEF qui sont las de voir l’unscoolingue envahir l’IEF et imposer  son image faussement mirifique et son prosélytisme.  

“L’unscooling existe, je l’ai rencontré !”

 un article de Fanny ERUTH

“En lisant les articles de votre blog, on se prend à rire, tellement les idées développées sont incongrues. Comment pourrait-on imaginer qu’il soit possible de laisser volontairement un enfant dans l’ignorance.

“Je connaissais l’homeschooling ou école à la maison. J’ai découvert l’unschooling, c’est-à-dire la négation, le refus, le rejet violent de l’école et de toute forme d’enseignement. «L’enfant a les capacités de s’instruire tout seul, il sait de lui-même ce dont il a besoin ». J’ai fait cette découverte à travers des familles le pratiquant –  et j’ai été sidérée.

“Le principe est le suivant : La maman attend le questionnement de ses enfants, plus rarement elle suggère des activités à sa progéniture. Elle passe ainsi des heures sur Internet à effectuer des recherches, préparer des fiches, des tableaux, des schémas et des jeux. Au passage, elle note ses découvertes pour les suggérer à ses enfants. Enthousiastes, ils disent « oui » au latin, à telle langue étrangère, à telle notion, puis ils se lassent au troisième cours, quand ce n’est pas avant. La mère range son matériel désormais inutile.

“Selon ce principe, et en application de celui-ci, peu de ses enfants savent lire, et s’ils finissent par acquérir la lecture, c’est au bout de longues années, et sans réel plaisir de la lecture. Ils déchiffrent.

“L’enfant n’apprend pas le goût de l’effort, il n’acquiert pas le désir du savoir, ils ne peut s’évader dans un livre. Il ne peut aller à la piscine, ne sachant pas nager, ou alors il barbote comme un petit chien. Les parents sont fiers comme Artaban et contemplent niaisement leur grand garçon de 14 ans s’agiter comme un chiot dans l’eau. Ce faisant ils semblent ignorer qu’ils n’éduquent pas un chiot mais un homme.

“De tout temps, l’homme a été obligé d’apprendre et ses connaissances ne lui sont pas venues naturellement, mais par transmission d’un savoir de la part de ses géniteurs ou de son entourage. Chaque parent, de toute éternité, a eu à cœur de transmettre et de faire en sorte que son enfant en sache davantage que lui (souvent bien inconsciemment), de sorte que l’humanité puisse progresser à la fois vers l’avant et vers le haut.

“Peuplades de chasse et de pêche, celui qui ne chasse pas ne mange pas. Chacun a son rôle dans la société et il n’était pas concevable, à moins d’être handicapé, de déroger à cette règle. Avec le développement du savoir, les enfants n’ont pu se contenter de connaître les subtilités de la chasse et de la pêche, ils ont été dans l’obligation de s’instruire. De nos jours, celui qui n’est pas instruit ne mange pas… ou plutôt il mange à la charge de la société, aux restos du cœur. Quel parent peut souhaiter une telle situation à ses enfants ? Comment de tels enfants vivront-ils, comment survivront-ils ? Nier que la société fonctionne de cette façon, le refuser et se mettre en marge n’empêche pas la société de continuer à fonctionner de cette façon.

“Alors, il est vrai qu’éduquer un enfant est fatiguant, répétitif, voire même pénible. Il est vrai que l’Education Nationale ne procure pas un enseignement structuré et satisfaisant. Les tenants de l’unschooling vilipendent les parents qui optent pour l’homeschooling (école à la maison), avec “programmes, horaires, organisation, travail, goût de l’effort, et satisfaction de réussir”!  Mais aussi des horaires plus souples, moins denses et qui sont aussi plus efficaces, qui offrent plus d’activités de loisir et surtout une pédagogie libérée du carcan de l’éducation nationale.

“La violence contenue de ces personnes plaidant pour l’unschooling est phénoménale. Elle permet de s’interroger sur leurs convictions réelles, puisque s’ils sont vraiment convaincus de leurs motivations, il n’y a aucune raison de rejeter avec autant de radicalité leur voisin qui pense différemment. Or c’est vraiment une agressivité verbale qui est développée dès que l’on aborde le sujet de l’enseignement en famille. « Vous torturez vos enfants », voilà ce qu’affirment les partisans du unschooling. Certes, nous les torturons, nous leur apportons de la nourriture pour leur cerveau  et nous tâchons de leur donner le goût de l’effort, le goût du travail bien fait, le goût de progresser toujours plus avant. Nous leur donnons simplement les moyens de se débrouiller un jour dans la société qui est la leur, à trouver du travail intéressant, conforme à leurs capacités. Par la lecture, nous leur donnons les moyens de progresser.

“La lecture est tellement fondamentale. Qui est déjà allé à l’étranger sans connaître la langue vernaculaire peut comprendre ce point, et pour peu que les idéogrammes ne soient pas les mêmes, il n’est même pas capable de lire un prix ou de prendre le train. C’est ainsi que les partisans du unschooling traitent leurs enfants : ils leurs interdisent ce qui fait leur vie : lire, chercher des renseignements sur Internet, gagner leur vie, mais dans leur propre pays. Ce faisant, ils font de leurs enfants leurs propres esclaves, parce que jamais ces enfants devenus grands ne pourront quitter le sein maternel. Ils sont totalement attachés à leur mère, avec impossibilité de la quitter, parce qu’elle possède les clefs pour vivre : argent, lecture… “Est-ce cela que nous souhaitons pour notre progéniture, ou préférons-nous leur donner les moyens de quitter le giron familial pour, à leur tour, créer une famille et survivre, ou plutôt vivre dans une société qui certes n’est pas parfaite, mais qu’il faut bien supporter comme telle.

“Pour terminer, je mettrais l’accent sur un élément étonnant : Les partisans du unschooling brandissent la loi haut et fort pour affirmer qu’ils ont le droit d’éduquer leurs enfants en-dehors du système scolaire, et en cela ils ont raison. Mais là où ils deviennent complètement contradictoires, c’est quand ils rejettent avec violence cette même loi pour refuser à l’Etat un droit de contrôle sur leurs enfants.

“Alors oui, j’ai rencontré l’unschooling, il existe. Il produit des enfants qui ne sont même pas heureux de vivre, puisque ceux que j’ai rencontrés étaient complètement éteints : regard morne, bras ballants, aucune conversation. Comment survivront-ils un jour ? La question reste ouverte, mais a priori, c’est sur nos impôts qu’ils se nourriront… ”

L’IEF SUR LA PENTE SECTAIRE DE L’UNSCHOOLING !

 

Planète unscoolingue est un univers cool où vous allez découvrir tout ce que les autres parents ne comprennent  pas en matière d’apprentissage, … un lieu où les miracles se produisent. L’unscoolingue est une nouvelle vision du monde, qui libère les parents et les enfants de l’oppression scolaire et qui les libère du fardeau de l’instruction, ce bagage inutile, pesant,  qui encombre leur vie!  Plus d’horaires, de programmes, plus d’exigences, de douleurs, plus de labeur consacré aux études. Vous vous en débarrassez une fois pour toute! Vous n’avez plus que du temps libre pour vivre enfin avec votre enfant:  vous êtes certain(e) de pouvoir vous lever tranquillement à 11h.  Il ne vous restera plus qu’à consacrer intégralement votre temps au petit chérubin.  Vous pourrez l’écouter  et répondre à ses questions, pour l’aider à  apprendre “la vie”, un retour au temps qui précédait l’instruction obligatoire. Sans vous, il resterait dans l’ignorance, mais avec vous, sans cours, sans programmes, des miracles vont se produire.

En adoptant “the  unschooling  philosophy”, vous pourrez jouir pleinement de votre vie parentale avec votre enfant, libérés de l’école, des devoirs, des apprentissages fastidieux,  oppressants: votre gamin(e) pourra vivre pleinement son enfance, sans astreinte, sans violence et s’épanouir en grandissant à son rythme,  s’enrichissant de toutes les connaissances qu’il  cueillera par lui-même dans le jardin d’Eden, à condition de lui fournir un escabeau  – et de répondre à ses questions.  Cette philosophie, cet art de vivre, ce n’est “que du bonheur”, (comme disent les beaufs),  ”du fun”  assuré pour l’enfant et pour les parents.

 Mais attention,  tout est dans la confiance; la confiance est la formule magique qui donne à l’enfant le pouvoir d’agir sur le monde. Donnez lui votre confiance et il  posera les bonnes questions, il  fera des progrès très rapides …, il fera tout ce que vous n’avez jamais su faire ou  osé faire, il transformera l’eau en vin, il réalisera des châteaux en Espagne, il  réécrira  Alice au pays des merveilles, tout est possible  si vous donnez votre confiance à votre enfant. Mais le pouvez-vous?  Si vous ne le pouvez pas, c’est l’échec assuré et si ça échoue, c’est la preuve que vous n’aviez pas suffisamment confiance dans le petit ange .  Confidentiellement, ça échoue à 95%, donc vous voyez que la confiance c’est quand même rare.

Seuls les parents éclairés et libérés de l’addiction scolaire peuvent avoir le courage de renoncer à instruire l’enfant et laisser Dame Nature s’occuper de lui!  Votre vie était sans intérêt, d’une banalité à faire pleurer Mère Thérésa! Vous alliez quatre fois par jour, comme des moutons,  traîner votre enfant à l’école,  vous poireautiez comme des glands  devant la porte de l’établissement, échangeant des conversations futiles avec celle-ci ou celle là. Les enseignants vous tenaient à distance,  comme des adversaires. Mais aujourd’hui avec votre enfant, ensemble, vous allez entreprendre la Grande Aventure  qui transformera votre vie de famille!  Fini l’inquiétude, fini la dépendance aux enseignants, fini l’esclavage : vous avez décidé de ne plus rien apprendre à votre enfant  et de lui faire confiance, car c’est lui qui va faire son apprentissage sans l’aide des  pédagos, cette caste de prétentieux qui se croient dépositaires de la pédagogie et du Savoir alors  qu’ils ne servent qui entraver le libre épanouissement de l’enfant.

Inscrivez-vous, c’est préférable, dans un groupe de parents pour échanger vos expériences et sortir de votre isolement. Rejoignez la communauté unscoolingue,  et ensemble, construisez cette confiance qui sera la source de jouvence de votre métamorphose. Songez à la chance que vous avez de faire partie des privilégiés qui comprennent et appliquent la méthode de Saint Alan THOMAS.

 Il faut reconnaître que l’instruction obligatoire,  c’était ringard, c’était une volonté dogmatique de rendre les citoyens intelligents. Depuis l’Etat a décrété que c’est l’école et non l’instruction qui est obligatoire: ce qui veut dire que l’Etat ne se sent plus obligé d’instruire, lui non plus! L’Etat éduque, l’Etat ne développe pas l’intelligence de l’enfant à l’école, il développe les “savoir faire et les savoir être”.  On a compris que l’EN n’a jamais eu l’objectif  de rendre les enfant intelligents, elle n’y arriverait pas:  elle les rend “autonomes”, c’est à dire  que son but est que l’enfant apprenne à se débarrasser des parents pour suivre l’itinéraire obligatoire que l’Etat lui “propose” : le chomedu. L’Etat en rendant “la scolarité obligatoire” ne vise qu’à rendre les individus très  dociles, très soumis “aux valeurs” de la société libérale. Ceci étant, faut-il vraiment en arriver à rejeter l’instruction, rejeter tout ce capital de connaissances qu’on enseignait jadis et qui n’a plus guère de valeur dans les écoles. Faut-il  partir de zéro et laisser l’enfant  faire seul le chemin de l’apprentissage pour aboutir à zéro?  D’accord, tout le monde ne peut pas ingurgiter une masse énorme de connaissances et l’école publique et républicaine l’a bien compris, puisqu’elle a décidé de baisser le niveau des connaissances au collège, dans un but louable : rendre l’école ”démocratique”, mettre tout le monde à égalité. Maintenant tout le monde ne peut-il pas  sereinement aller  vers le bac sans efforts et même sans intelligence ? Pas sûr, parce qu’il faut quand même acquérir un bagage de “compétences”, à défaut d’intelligence – et les compétences, ça c’est la vraie trouvaille de cette école réformée par les pédagogistes.  Les compétences, c’est le moyen de se fabriquer ses propres connaissances, quand on est face à une situation nouvelle: en un mot c’est presque du unscoolingue !

Passons maintenant à la pub faite par l’association LED’A (“Les enfants d’abord”, association tout ce qu’il y a de sérieuse) .

Citation: « Le unschooling, branche active du homeschooling aux États-Unis, est une façon radicalement différente d’aborder l’apprentissage chez l’enfant. Unschooling signifie en quelque sorte un refus d’école et donc d’instruction suivant les normes (françaises) en vigueur. L’idée de laisser l’enfant libre et maître de ses apprentissages prend là toute son envergure, c’est un choix qui, aux États-Unis, dépasse le homeschooling pour prendre place dans tout le projet de vie familial. Partant du principe que l’enfant apprend partout, au gré de ses expériences, l’enfant est libre d’appréhender le monde comme il l’entend. Il est libre de ses heures de coucher, de repas pour donner des exemples quotidiens qui parlent à tous. Dans l’essence du unschooling, l’interventionnisme parental est combattu sous toutes ses formes, on n’impose pas d’activités, on ne décide pas du temps accordé pour ne rien faire ou jouer ou lire ou quoi que ce soit d’autre. L’intérêt de cette démarche est de respecter en l’enfant sa capacité d’apprendre à son rythme, suivant ses centres d’intérêt, de respecter son intégrité, de lui donner pleinement sa place de personne au même titre qu’un adulte, de lui faire confiance. » (extrait emprunté au le site de l’association LED’A) .

 Malgré toutes les absurdités et les dangers que décrit cette association dans ce texte , elle trouve quand même “un point positif” : les unscoolingues ont le respect de l’enfant, prétend-elle !   Concluez que les autres ne l’ont pas, … car il faut savoir interpréter l’implicite d’un texte .  Des implicites, ce texte en est truffé!  Le “respect” selon LED’A, c’est l’appauvrissement culturel et intellectuel de l’adolescent, c’est “l’apprentissage du vide”!

 Selon cette pub, l’unschooling est donc “une façon radicalement différente d’aborder l’apprentissage chez l’enfant”. Implicitement, LED’A prétend que c’est une forme d’apprentissage! Pourtant le texte précise que l’unschooling signifie une sorte de refus de l’école et de l’instruction suivant les normes en vigueur. La stratégie des  unscoolingues, c’est  de faire croire que leur refus d’instruction “suivant les normes en vigueur” laisse place à un apprentissage selon d’autres normes: en réalité ce n’est pas seulement les normes en vigueur qu’ils rejettent, c’est l’instruction. Pour eux la liberté n’admet aucune norme et pour eux, tout apprentissage impose des normes et des contraintes qui  étouffent l’enfant.  

Notons en passant que si LED’A affirme qu’il s’agit bien d’un apprentissage, prudente, elle ne nous dit pas de quoi ? Autre aspect de cette conception, elle affirme l’égalité entre l’adulte et l’enfant, ce qui va au delà du respect de celui-ci. Ce texte contient des postulats qui  sont autant d’éléments doctrinaires.

 Notez également que l’unscoolingue est une idéologie de combat : elle “combat l’interventionnisme adulte”, alors si vous les approchez, mettez un gilet pare balle ou portez une muselière! Cette petite phrase nous avertit du caractère offensif de la secte, qui se différencie du pédagogisme (autre secte). Le pédagogisme est une réforme sournoise, mais  sans violence, tandis que les unscoolingues sont des combattants pour la liberté de l’enfant,  contre l’interventionnisme, c’est à dire contre les contraintes sous toutes les formes. L’enfant selon eux, est victime de la violence des adultes et l’enseignement en est une des formes.  Les interventionnistes, ce sont des gens comme nous qui ”agressons”, selon eux,  nos enfants par notre projet d’instruction: voilà donc une idéologie de combat qui prend pour cible d’autres parents IEF. J’ai quelques témoignages qui m’ont été donné du caractère combatif de “ces adeptes du nonsco et le reste”  mais vos témoignages nous intéressent : ils sont à afficher sur ce site. En voici un : “Sans que ce soit vraiment sanglant, j’ai pris une volée de bois vert, et ce qui m’a surtout surpris, c’est cette violence contenue des gens qui prônent l’unschooling et qui veulent imposer leur point de vue. A côté du “il faut laisser faire, chaque enfant a son opinion…” il y a “seul mon avis doit être pris en compte”.

“L’EPEF” (Enseignement Personnalisé des Enfants en Famille) plutôt que l’IEF.

Il est temps de rétablir la clarté,  de rétablir clairement le sens de notre mission parentale, qui est d’instruire, c’est à dire d’enseigner aux enfants .

Ceux qui nient la place illégalement occupée au sein de l’IEF par la secte  unscoolingue en France , peuvent constater à la lecture de cet extrait de LED’A que l’idéologie anti-instruction est inscrite dans la vitrine d’associations  qui prétendent représenter l’IEF;  c’est dire l’ampleur des dégâts! Au nom du respect de l’enfant, on y fait presque l’éloge de l’irresponsabilité, l’éloge de l’obscurantisme. Il semble bien que Ségolène Royale, qui  en 1998 menait une croisade acharnée contre les sectes - et doctrinaire contre l’IEF -  avait quand même quelques raisons de nous accuser, car 10 ans après la grande lessive,  l’IEF reste un espace ouvert aux sectes.  

D”un côté l’école bourre le crâne de l’enfant avec des compétences imbéciles, lui apprenant à se comporter comme un chien de chasse en quête de ressources, utilisant des stratégies pour résoudre une problématique, comme en tant de guerre,  à défaut d’avoir un bagage intellectuel. Et on appelle ça de “l’instruction”! Et de l’autre les parents qui risquent d’en faire crétin parfaitement heureux, mais qui ne développe que l’aptitude aux loisirs et quelques dadas (d’accord il va peut être savoir fabriquer des yourtes).  Avouez que nous vivons dans un monde décevant.

Historiquement l’IEF a ses racines dans divers courants, qui vont du catholicisme, au protestantisme,  jusqu’aux libertaires en passant par des mouvements écologistes et les militaires de carrières, nobles et autres opposants à l’Etat ou à la populace.  C’est donc une diversité de motivations inconciliables, allant de l’élitisme à la protection de l’enfant.  Dans tous les cas, il y a une part de protectionnisme : on protège l’enfant de la culture de la rue, des violences en milieu scolaire, de l’endoctrinement d’Etat, etc, mais les parents en IEF ne se constituent pas en groupe, réunis autour d’une définition de l’IEF, car  ils ne forment pas une catégorie homogène de familles. Leurs milieux sociaux sont variés et leurs convictions n’ont rien en commun, si ce n’est leur refus de l’instruction donnée sur le modèle scolaire et pour certains, leur refus de l’école au nom des valeurs de la famille . Cependant toutes, peu s’en faut ne refusent pas l’instruction: seuls les unscoolingues (sous diverses appellations) la refusent  et  semblent pouvoir constituer un groupe qui tente de s’enraciner dans l’IEF.

Pourquoi les parents qui “instruisent” leurs enfant en famille ne se démarquent-ils pas des unscoolingues en se regroupant autour d’une définition claire de l’IEF, parce que “l’école à la maison” que certains pratiquent est une tentative de refaire l’école en mieux, mais avec certaines des références de l’institution scolaire .  C’est aussi parce que beaucoup de ces familles ont des convictions très fortes (religieuses, politiques, etc) qui les empêchent de former un bloc uni autour d’un intérêt commun.  Les termes “d’instruction en famille” sont parfaitement adaptés, mais du fait de la signification qu’ils prennent, portés par des associations aux objectifs équivoques, contestables, l’expression IEF est devenue très ambiguë. Alors comment  qualifier l’instruction donnée par les parents, en offrant à ceux-ci une certaine liberté pour définir les objectifs de l’instruction de façon crédible, mais sans tomber dans un copié- collé de la doctrine scolaire. Je propose l’expression : “l’enseignement personnalisé des enfants en famille” (EPEF), ceci pour rappeler qu’instruire, c’est enseigner.

Les parents qui tiennent à conserver la liberté d’instruire en famille,  ont cependant intérêt à ne pas laisser  les sectaires, les irresponsables dénaturer ce droit qui nous est reconnu en France. En Allemagne, par exemple, l’IEF est interdite.  Laissez les parents unscoolingues envahir l’IEF, c’est nous discréditer et c’est condamner nos enfants à revivre l’école telle que nous la refusons.   L’IEF c’est le choix d’instruire en famille, c’est le choix d’assurer l’instruction autrement,  dans le respect de l’enfant, de son rythme, de ses aptitudes, de ses intérêts, certes, mais c’est le préparer à vivre dans un monde où le Savoir est indispensable.  Nier l’instruction, c’est maintenir l’enfant en état de fragilité face au monde et ce n’est pas l’IEF.   

Mais quelles connaissances apporter à l’enfant? Il y a un débat à mener sur ce qui est lui nécessaire, car en effet le modèle scolaire n’incarne plus l’instruction et bien des parents qui veulent fournir une instruction de qualité recherchent du côté des enseignements passés . Le modèle imposé par l’école actuelle est en effet plus que suspect de n’être qu’un formatage qui s’inspire de  la formation en entreprise.  

PSREUBEN vous offre une oeuvre musicale gratuite et une image pieuse!

Enfin pour ceux qui ont le sens de l’humour,  je leur offre une oeuvre musicale inédite, s’ils m’adressent un message qui m’encourage à poursuivre mon oeuvre  de désintoxication  de l’IEF.  Cette oeuvre est écrite par moi, mise en musique par un musicien amateur (qui a fait ce qu’il a pu). C’est “La croisade de Ségolène contre l’IEF”,   dont voici les deux 1er couplets mis en musique sur l’air de “En passant par la Lorraine”. Cette oeuvre  populaire retrouve aujourd’hui toute sa jeunesse dans une version destinée à Ségogole,  fervente républicaine  qui,  ayant vécu dans son enfance  dans la Lorraine vosgienne,  car je le précise, elle se peint comme la “Cosette Lorraine”…  n’a jamais quitté ses gros sabots depuis et plus tard, portée par un destin exceptionnel, elle entreprit de “bouter l’IEF hors de France” .  En plus, vous recevez cette image de Ségogole .

 http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-jeunesse-cach-eacute-e-de-s-eacute-gol-egrave-ne-royal_479626.html

Voici donc les 1er couplets de cette oeuvre à la gloire de Ségolène, une jeune fille de bonne famille, élevée dans la tradition militaire et qui paraît-il “en a chié! ” à cause de son père !

1/ Y’a des parents qui s’abstiennent
de mett’ leurs petiots
à l’école républicaine
ou chez les cathos.
 Y’en a qui instruisent eux-mêmes
qui critiquent même le système, ô-ô-ô
 ça sent le chaos…
2/ La famille n’est pas très saine,
y’a trop de porno.
Y’a des enfants qui s’promènent 
 dans les coqu’licots ,
Tabitha c’est la Guéhenne
les sectes c’est la gangrène,  ô-ô-ô
Sauvons les marmots”…  
 
 je vous propose quand même le dernier couplet, sinon vous allez croire que nous sommes contre l’IEF… (je l’ajouterai ces jours prochains, quand j’aurai 5mn)
 
 
 

Petite précision pour les naïfs qui confondent IEF et Unscoolingue !

 PRISE DE POSITION

Avant toute chose, je tiens à éviter tout contresens concernant le contenu de mon blog: je suis favorable à “l’Instruction en Famille (IEF)” , mais bien que le terme fut intéressant  à l’origine, aujourd’hui il est devenu pourrave de chez pourrave: il sent la contrefaçon, non pas celle made in taïwan, mais “made in the USA”. Il va falloir en trouver un autre car les faussaires s’en sont emparé.  Je pratique l’IEF, au sens d’instruire l’enfant, c’est à dire au sens de lui donner un “enseignement”, ce qui n’a rien à voir avec l’attitude irresponsable de ceux qui laissent l’enfant aller lui-même à la cueillette des connaissances, comme on va aux champignons.  Pourtant au sein de l’IEF, il existe des parents qui croient que l’enfant a des capacités qui le dispensent d’enseignement et tout un courant anglophone préconise cette forme d’apprentissage dans la vie et par la vie.  Est-ce que cette idéologie qui abuse des parents crédules présente un danger pour l’IEF? Je pense que oui, car elle a le vent en poupe: elle entraîne avec elle des parents  qui  veulent échapper au monde scolaire et qui se laissent certes embobiner, mais avec une évidente légéreté. On peut bien sûr faire autrement qu’à l’école, c’est même recommandé, et c’est précisément le sens de l’IEF, mais sans s’aventurer dans ce genre d’impasse.  

Oser dire qu’un enfant construit son savoir “en posant des questions” est tout simplement  niais. Les adeptes du unscoolingue sont des faussaires et non des simples d’esprit. Comment justifier devant l’EN qu’on puisse “instruire” l’enfant quand on refuse de lui donner toute forme d’enseignement? Ces parents là sont allés jusqu’au bout du non sens: ils considèrent qu’il existe une forme d’instruction “naturelle”, comme si l’instruction était un fait de nature et non de culture (dont transmise) , car seuls les pygmées, les indiens d’Amazonie ou les bushmens apprennent de cette façon!  

Ce défi à l’intelligence trouve sa réponse dans un certain nombre d’alibis, le premier étant qu’ils se servent de la loi 98-1165  pour mettre en priorité l’épanouissement de l’enfant  (article 1er), clause enserrée dans la loi par la clique des fanatiques de l’École républicaine (dont la Miviludes fut l’instrument) . Cette clique avait en tête de mettre en accusation les parents IEF en se servant du motif de séquestration psychologique. Je résume: garder un enfant à la maison, c’est lui interdire l’accès au monde déclarait Ségogole, la Jeanne d’arc du PS,  dans ses discours devant l’Assemblée nationale, lorsqu’elle voulait bouter l’IEF hors de France. Son argument est resté dans l’esprit de sa circulaire (99-070) et dans les rapports de l’EN: les parents IEF sont des séquestrateurs!  A cette accusation, les unscoolingues ont cherché une  parade:  si la loi exige l’épanouissement de l’enfant (on se demande avec quel instrument l’EN peut en faire l’évaluation?), dans ce cas, disent-ils,  optons pour une “forme d’accès aux connaissances” qui place l’enfant dans un jardin d’Éden et faisons de l’épanouissement notre slogan; interdisons toute forme de coercition et n’imposons pas à l’enfant des “violences” dues aux apprentissages “autoritaires”.  ,  Ils dénoncent à juste raison que l’école n’est pas un lieu d’épanouissement pour l’enfant, peu s’en faut, car elle n’est qu’une forme d’emprisonnement, de caserne, d’usine où l’enfant est formaté, dénaturé. C’est la réponse du berger à la bergère!   Précisons qu’il n’y a pas que les parents unscoolingues qui tiennent ce discours, il a y aussi tous les parents en IEF qui, sans renoncer à instruire , s’inquiètent du vécu de l’enfant à l’école.  J’en suis.

Remarquez  que l’EN se trouvait piégée sur son propre terrain, puisqu’elle avait déjà commencé à supprimer toute forme d’autorité magistrale dans ses établissements en appliquant la doctrine de Ph. Meirieu, autre gourou, qui préconise que l’enseignement traditionnel soit éradiqué: plus d’autorité magistrale. L’enfant et l’adulte sont sur le même plan. Les unscoolingues sont allés jusqu’au bout de cette logique en supprimant l’auteur des violences : “le pédago”. Pour l’épanouissement de l’enfant, ils s’interdisent d’enseigner. Il existe en France des communautés qui pratiquent des tabous : celui du porc, de la viande en général, des transfusions sanguines, des fessées et maintenant celui de l’acte d’enseigner. Si vous avez accès aux délires de cette faune d’unscoolingues (en vous inscrivant sur les listes de leurs groupes), vous allez constater que le terme “enseigner” est imprononçable comme le nom de Dieu  et que certaines unscoolingues, du seul fait de l’entendre, éprouvent des nausées, à moins qu’elles ne vous excommunient, car ce sont majoritairement des femmes qui ont établi le règne de l’enfant roi.

Du coup les parents  unscoolingues ont trouvé l’argument pour se soustraire à l’obligation de  “forcer l’enfant à recevoir des apprentissages”, et refusent de transmettre tout savoir contenu dans un programme (ou ce qu’il en reste) : en réalité, ils mettent en cause le savoir tel que l’école le défini, cette dictature établie selon eux par une caste de fonctionnaires qui n’est qu’un relais du pouvoir politique et économique. C’est là que cela devient intéressant : on entre dans le domaine politique. Ils laissent entrevoir que leurs arguments ne sont pas nécessairement phobiques, mystiques ou écologiques: il y a aussi des  “alternatifs”, etc . Priver l’enfant des moyens de construire son bagage pour affronter le monde économique et l’appareil d’Etat est une façon évidente de le mettre en danger. Telle est ma position en tant que libertaire. 

 Ils acceptent paraît-il de répondre aux questions de l’enfant, mode “d’intervention” acceptable, voire recommandé  qui selon eux suffit à lui permettre de conquérir la montagne, pendant que dans l’école, les enfants sous l’œil bienveillant des pédagogistes font des “recherches” pour attaquer l’autre face de l’Everest. Le parallélisme est rigolo, non?  Il est donc évident que les unscoolingues sont des objecteurs de conscience qui s’opposent au service scolaire obligatoire, à cette différence que les véritables objecteurs étaient crédibles, mais que ceux là ne sont que des imitateurs, des faussaires.

 La loi prévoit – et comment pourrait-il en être autrement – que les parents qui ne scolarisent pas leur enfant, lui fournissent (“assurent” dit la loi 98-1165) un enseignement sous forme de cours par correspondance ou de cours donnés par les parents eux-mêmes, s’ils en ont la compétence. Ces cours, grosso modo, doivent respecter le décret qui fixe les obligations et les connaissances à acquérir avant 16 ans . Je dis bien grosso modo, car opter pour l’IEF c’est souvent opter pour la liberté de l’enseignement et donc prendre de la distance par rapport à des programmes qui sentent parfois le pourrave également. Ces programmes qui ont vidé de leur sens l’enseignement scolaire, s’alourdissent de futilités.  Pourquoi les établissements hors contrat disposent-ils d’une liberté de choix de l’enseignement et de leur programmes, alors que les familles en IEF (non subventionnées par l’Etat), sont astreintes à des programmes identiques à ceux des établissements subventionnés ? Je précise qu’il y a même des parents unscoolingues qui demanderaient des subventions pour “ne pas” enseigner en famille (faire du unscoolingue)  et qui réclament à cor et à cri leurs allocations de rentrée scolaire !

La première revendication à faire c’est de placer l’IEF sur le même plan que les écoles libres non subventionnées. Ces établissements disposent d’une liberté pédagogique plus importante que ceux de l’enseignement catholique qui suivent le même enseignement que l’école publique. Mais les associations IEF éludent cette question! 

Dans l’idéal, ces cours à domicile devraient relever le niveau de l’enseignement tel qu’il est fourni par l’école et disposer d’une certaine souplesse par rapport aux programmes scolaires, car le pire serait de faire aussi nul que l’école actuelle. Par exemple, les enseignements de l’histoire et du français sont devenus indigents dans les établissements publics en raison des programmes de merde que l’Etat impose . Il y a des parents IEF qui placent la barre au dessus de la misère des enseignements imposés aux enfants des écoles primaires et des collèges.  l’IEF comporte de vrais parents-pédagos et j’en appelle à ceux-ci pour donner à l’IEF la vraie image de ce qu’elle doit être.  Toutefois l’école à la maison, n’est qu’un copié-collé de la médiocrité scolaire actuelle. L’IEF doit amener l’enfant à la culture, au développement de ses facultés intellectuelles, ce qui impose aux parents de fournir des cours plus exigeants et de trouver des méthodes appropriées à leur enfant (la notion de rythme est importante, car l’EN n’en tient pas  compte).  

Quant à “l’unscoolingue” (qui en anglais s’écrit “unschooling”), il n’a rien, absolument rien à voir avec l’instruction et par conséquent il n’a rien à voir avec l’IEF. L’unscooling ou apprentissage informel constituent un ensemble de pratiques illégales qui toutes ont en commun le déni de l’enseignement. Ces résistances envers l’EN et ses programmes tentent de se faire admettre en tant que forme d’instruction, fondée sur des méthodes différentes, novatrices et justifiées par un respect total, presque religieux de l’enfant (peut-on parler de “pédagogie” pour qualifier du non-faire ou de d’idolâtrie ?) Par les effets déplorables que ces méthodes ont sur les enfants, ces parents discréditent l’IEF toute entière auprès des pouvoirs publics: je ne veux pas donner d’exemples précis, mais on me comprendra.

En fait ces pratiques sont en contradiction avec la loi  française et les parents qui en sont responsables tentent de les faire reconnaître comme une des composantes de “l’instruction en famille” (discours qui est tenu par des gens qui occupent des fonctions au sein de l’IEF). Leur politique de camouflage ne convainc certainement pas l’EN . Les unscoolingues affrontent l’EN avec des arguments pitoyables, mais ils s’arc-boutent sur leurs positions avec une conviction qui est celle des fanatiques ou des  croyants . Ils tirent leur force de leur situation dos au mur: c’est ça ou la clandestinité !

L’IEF “silencieuse”, celle qui souvent  ne fréquente pas les associations ,  les regarde avec embarras, jugeant très certainement leur combat critiquable et nuisible. Le problème est qu’elle se trouve dans le même panier que cet extrémisme irrationnel et provocateur: qu’est-ce que nous avons à voir avec ces gens là, avec leur idéologie, si ce n’est qu’ils déclarent “instruire en famille” et que l’EN les place dans le même panier que nous, ce qui a pour conséquence de renforcer la suspicion envers les parents en IEF . Mais il y a aussi les “associations IEF” qui les recrutent et qui leur accorde le statut IEF!  

 La question est de savoir quelle définition de l’IEF ont les associations telles que LED’A, LAIA, CISE, etc?  Complaisantes certes, mais parfois embarrassées?  J’ai même entendu dire que des actions de résistance unscoolingue dans le Jura dérangent leurs directions !

 Parfois, les parents qui assurent un enseignement très programmé, construit et traditionnel,  découvrent qu’ils sont eux mêmes la cible de ces partisans de l’enfant roi et de l’enfant surprotégé. Ils peuvent subir de véritables pressions lors des rencontres ou sur les listes. C’est alors que nous découvrons que le prosélytisme unscoolingue gagne du terrain au sein de l’IEF. Il ne faut pas sous-estimer la violence et la détermination des unscoolingues: leur but c’est de prendre le pouvoir et d’être reconnus, leur but, au sein de l’IEF,  est de supplanter les parents qui instruisent ou en tout cas de les museler. Il n’y pas de volonté concertée, de plan, mais une sorte de vague conquérante qui entend imposer son discours, ses théories, ses délires sur planète IEF et celle-ci  est en train de subir le poids d’une idéologie. C’est le mécanisme classique des sectes.

 Les familles unscoolingues bénéficient des structures associatives pour organiser des rencontres, des forums . Elles ont également tendance à s’organiser en groupes locaux avec des échanges sur les forums qui placent chaque individu face à un ensemble de parents ayant des vues convergentes, mères souvent, alors que les parents IEF sont très majoritairement individualistes, indifférents à ces clivages ou oppositions: ayant souvent inscrits leurs enfants en cours par correspondance, ces parents qui pratiquent l’IEF dans la légalité pensent être à l’abri d’une nouvelle vague de restriction du droit à l’enseignement en famille. Ils vivent davantage en retrait des mouvements associatifs et sont plutôt favorables aux contrôles de l’EN. Les légalistes IEF font généralement confiance à l’EN qui ne les harcèle pas, dès lors qu’ils se soumettent aux évaluations et acceptent l’autorité scolaire en tant que modèle.  L’EN les traite comme des parents défaillants à conseiller, mais avec la supériorité de ceux qui incarnent le droit.  Ces parents ne ressentent donc pas le besoin d’organiser la défense de leurs droits, au contraire, ils collaborent en apparence avec l’EN – pas tous – alors que les unscoolingues et les nonsco peuvent s’affronter  et recherchent le parapluie des associations IEF.

Les associations qui accueillent des parents qui trichent avec la loi le font au nom de la liberté des parents,  mais aussi sans avoir totalement connaissance de leur fonctionnement puisque personne ne peut dire qui fait quoi. Globalement, elles savent quand même de quoi il s’agit, mais elles subissent aussi une pression pour un retour à la situation d’avant 1998 où chacun faisait ce qu’il voulait sans interventionnisme de l’Etat. Le recrutement de ces associations tient à un clivage associatif non officiel: d’un côté les légalistes, de l’autre les moins légalistes et les radicalement hostiles à la légalité. Comment se fait la sélection? Le bouche à oreille.

Dès lors qu’il suffit de se “déclarer en IEF” auprès de l’EN et des mairies, les parents unscoolingues qui refusent l’enseignement et l’instruction obligatoire, déclarent pourtant mordicus instruire leur enfant.  Les association IEF, n’ont pas de critères concernant leur recrutement qui est libre.  L’une d’entre elles paraît davantage encadrée( une sorte de vigilance interne) ; les parents prennent une carte et ont un pouvoir d’orientation de l’association.  Tous ne sont pas inscrits au club: certains réticents à s’intégrer dans un collectif IEF, probablement en raison des divergences entre les motivations et les modes de pratiques…. Quoiqu’il en soit des fraudeurs, des usurpateurs unscoolingues s’infiltrent dans l’IEF et y occupent une place,  de telle sorte que l’état n’y voit plus très clair : qui est IEF et qui ne l’est pas? La confusion s’accroît quand les associations qui se déclarent représentatives de l’IEF et qui sont les interlocuteurs auprès du ministère de l’EN, entretiennent elles-mêmes une  ambiguité entre entre l’IEF et l’unschooling, en déclarant que cette dérive est une des composantes de l’IEF.  Dans une telle chienlit, l’EN fait ce qu’elle veut et la Miviludes de son côté guette le moment où le fruit sera mûr. On peut aller jusqu’à se demander si l’EN ne laisse pas les choses aller pour que le développement du unscoolingue finisse par créer une enquête qui poussera les autorités à mettre un terme à l’IEF.  

Que des parents fraudeurs déclarent sans vergogne que l’unscoolingue est l’IEF sont synonymes est une de leurs stratégies de faussaires. Dans mon blog, nous allons au contraire creuser un fossé entre les torchons et les serviettes.

Dans ce paysage de faux semblants, de mensonges et de dissimulation, il est essentiel de dire que des parents en IEF, comme c’est mon cas, refusent l’amalgame entre l’instruction en famille et l’unscoolingue (ou apprentissage informel). Cependant ils sont rares, ceux qui dénoncent l’usurpation, car la faune IEF est avant tout une faune de mères de familles qui n’ont que faire de ces querelles de territoires et qui sont centrées sur leur famille. Leur objectif, c’est “peace and love” et que chacun lave son linge en famille ! Attitude qui fait que les inconciliables cohabitent sans se reconnaître.

C’est pourquoi ce blog est fondamentalement un blog de défense de l’IEF et non d’attaque de celle-ci. C’est un blog  de combat contre l’unscoolingue et consorts. Parallèlement ce blog ne répugne pas à ridiculiser l’EN dont les objectifs sont fortement critiquables: ce blog est résolument anti -pédagogiste!

Note d’humour : (je le précise pour ceux qui ne savent pas faire la différence entre la haine et la dérision)

 Certes les nonsco, unscoolingues ”et consorts”  s’expriment peu, car dans l’ensemble, leurs blogs sont consacrés  à faire de la pub pour leur chapelle. Rarement ils dévoilent les fiascos qu’ils obtiennent, par contre ils exposent en long, en large et en travers les résultats miraculeux qu’ils pensent obtenir. Ils font de l’autosatisfaction et ont une liste qui n’en finit pas de bonnes raisons d’être satisfaits d’eux-mêmes . 

Bon d’accord, il y a des enfants qui sortent de l’école sans bagage  et ce n’est pas par hasard que BRIGHELLI qualifie l’école de “fabrique du crétin”. Mais qui a dit que nous préconisons l’école, ses objectifs et ses méthodes (pour répondre à un certain “Couilla—- qui  m’écrit des billets doux, mais qui ne comprend que la moitié de ce que j’écris) ?  

Nous recevons parfois des messages émanant de personnes qui  ont foi dans l’unscoolingue, et  qui sont mortifiées par notre dérision, ulcérées par nos préjugés, navrées par notre incompréhension. Ils nous demandent à chaque fois “Mais pourquoi tant de haine?” Ce qu’ils veulent, c’est nous faire avaler leur fausses vérités.  et quand nous leur disons, “ce sont des affabulations, des leurres!”, ils crient au “racisme anti-nonsco”, à l’intolérance, ils se posent en victimes de l’EN et des opposants comme nous.  Quand nous leur disons “Mais qu’est-ce que tu fous ici, tu t’es trompé de boutique? Ici, on ne fait que de l’instruction”…  ils disent, avec culot, au mépris de toute évidence, “Mais mon enfant s’instruit tout seul” ! Alors là, la moutarde nous monte au nez, on leur dit “Casse-toi, retourne dans ta forêt amazonienne, va t’épanouir sous tes carbets, va t’allonger dans ton hamac, va fumer ton calumet et va lire la Bible d’Alan THOMAS, missionnaire chez les indiens”…   Est-ce que je ne suis pas en train de mélanger  les nonsco et  les indiens? En fait, ce sont des indiens importés du Larzac qui ont décidé de planter leur tepee sur notre pelouse!

Autant que faire se peut et jusqu’à un certain point…. nous respectons les personnes, quelles qu’elles soient,  surtout handicapées,  même si j’attaque leurs choix. Je sais que derrière certains choix, il n’y a pas que de la foi, il y a aussi des souffrances, des blessures scolaires et familiales qui ont conduit ces personnes à prendre le parti de la négation de l’instruction.  mais ne tombons pas dans le misérabilisme: les unscoolingues sont des gens qui  avec de bonnes raisons, sont partis dans une direction qui sent l’arnaque à plein nez.  Leur paradis c’est de la daube, c’est un piège à cons, un miroir aux alouettes. C’est le plan classique des mouvements sectaires. Nous sommes donc infiltrés par une secte qui  cherche à étendre son influence  sur les familles qui déscolarisent et dont le but est de faire tomber la citadelle scolaire. Celle-ci est déjà minée de l’intérieur par le pédagogisme et maintenant c’est toute la sphère éducative familiale qui est sous l’influence des modèles américains sectaires.  Voici par exemple un message qui nous a été transmis: est-ce que ce ne sont pas des indiens?

Ce sont des gens qui réagissent sainement à nos critiques et qui nous conchient joyeusement, jusqu’à la 7 ème génération, ce qui est normal, car la dérision appelle la colère et la violence verbale, mais sachez que si leurs lancers de flèches nous arrivent droit dans la tronche, notre stratégie n’est pas de rentrer dans une guerre entre tel  nonsco et nous. Non!  Nous attaquons une idéologie, un groupe, pas des individus, sauf si ce sont des figures emblématiques, des leaders, des prophètes . Enfin on essaie de ne pas confondre le Pape et ses adeptes… 

Pourquoi n’iraient-ils pas demander au ministère un statut d’indiens et pourquoi ne pas obtenir une réserve en Amazonie (Guyane Française) : on y verrait un acte de courage de leur part. Moi je n’ai rien contre les “indiens”, mais seulement quand ils vivent ailleurs que sur mes pelouses et qu’ils ne  font pas passer pour mes “cousins”. Qu’ils aillent s’épanouir ailleurs…. Gens du unscoolingue, je ne vous reconnais pas comme faisant partie de l’IEF, ceci dit, si vous créez votre propre sigle, par exemple, la DEF (dés-instruction en famille) ou l’ANEI  (l’apprentissage naturel  et informel) et si vous ne vous déclarez plus dans le cadre de l’IEF,  je suis prêt à cesser de  me gausser de vous !  

Votre enfant peut tout apprendre seul, si vous ne l’emmerdez pas… et c’est pratique !

Interview du professeur UNSCOOLDINGUE, Université des dés-apprentissages naturels,  à Montréal

La problématique de mon exposé sera la suivante : c’est l’adulte qui, par “ses erreurs”, entrave le processus “naturel” et spontané d’apprentissage par l’enfant des connaissances nécessaires à sa survie dans un environnement donné et pollué par l’école. Ma thèse est que si votre enfant, dé-scolarisé, libéré de l’emprise scolaire, n’a pas appris à lire tout seul avant l’âge de 12 ans, s’il n’a pas appris par lui-même à compter avant l’âge de 15 ans, s’il ne parle pas l’anglais et le chinois en sus de sa langue maternelle, c’est parce que VOUS êtes responsable de cet échec ! Encore que, peut-on réellement parler d’échec?

 Madame, ici présente, me dit être angoissée par le sentiment d’avoir échoué dans son projet de développer harmonieusement les facultés de son enfant par le choix réfléchi de la méthode unscoolingue, crée scientifiquement par mon confrère le Docteur Alan THOMAS… Permettez-moi, Madame, d’en douter et de vous prouver votre erreur.

 D’abord je me plais à souligner que votre fils sait tirer au lance pierre depuis l’âge de 2 ans, qu’il sait rouler un joint, vendre des consoles sur internet depuis qu’il a 6 ans, et qu’il peut démonter un scooter ou un lave vaisselle les doigts dans le nez . N’est-ce pas suffisant, je vous le demande, pour mener une vie épanouie dans une société gangrenée par le savoir scolaire? De telles capacités le préserveront du chômage. Certes, à 9 ans, il ne sait pas encore lire car il s’intéresse peu à la lecture, ayant une préférence évidente pour les consoles, la télé et l’ordinateur . A 9 ans, c’est parfaitement compréhensible et normal.

J’ai examiné le comportement de Madame et voici le résultat de mes observations : il m’apparaît, Madame, que vous êtes effectivement responsable du fait que votre enfant a refusé de développer certains apprentissages informels, mais soyez rassurée, rien n’est joué, car il faut le laisser développer ses aptitudes selon son propre rythme et selon ses intérêts, nul enfant n’est l’équivalent d’un autre et cette vérité est primordiale pour donner à votre enfant les conditions de son épanouissement, comme le prévoit la loi 98-1165. Or cette loi n’a pas prévu qu’elle entrerait en contradiction avec l’école dès lors qu’on applique le principe de l’épanouissement de la personnalité de l’enfant.

 C’est par votre attitude actuelle que vous bloquez le développement naturel des facultés de votre enfant en exigeant la réussite, en contrôlant de façon obsessionnelle ses acquisitions, en vous plaçant dans la perspective des normes scolaires qui postulent la conformité de chaque enfant à des niveaux et des stades de développement (selon l’idéologie de PIAGET). C’est cependant par votre changement d’attitude que vous favoriserez l’épanouissement des aptitudes du petit Cheyenne, quel joli nom. Comment ? En suivant la méthode unscoolingue telle que nous la préconisons. “Hélas, Madame, je suis contraint de dire que vous n’avez pas la foi” (tiens, ça me rappelle quelque chose…)…

 On peut dire que si ça ne marche pas, c’est parce que vous doutez de Cheyenne : vous êtes stressée, vous ne faites pas confiance à ce petit ange. Or il dispose de toutes les ressources pour apprendre ce dont il a besoin, pour peu que votre capital de confiance lui permette d’aller de l’avant. Il suffit, j’insiste, “il suffit” de lui faire confiance… et ça marche, c’est garanti”!! De nombreux parents qui ont suivi cette méthode ont vu des choses étonnantes, miraculeuses: un enfant qui apprend à lire à 3 ans, tout seul, en deux mois. Un autre qui marche sur l’eau, pardon, qui a redécouvert la formule H2O à 5 ans, en regardant couler la chasse d’eau. Le croirait-on si on ne l’avait pas vu? Car nous ne sommes pas comme Saint THOMAS, nous sommes, avec Alan THOMAS, dont l’esprit scientifique est indéniable, attachés à ne croire que ce que nous voyons!

 Si on immerge l’enfant dans un bain culturel, dans un environnement où l’écrit est aussi nécessaire qu’il peut l’être dans notre société, il apprendra à nager, je veux dire à lire et il en sera de même pour les connaissances mathématiques, linguistiques, scientifiques et je vous le promets, pour tous les apprentissages qui sont nécessaires à son épanouissement dans la vie réelle ! Je dis bien la vie réelle, pas celle que propose l’EN au sortir de l’école .

 Vous me dites que vous lisez, certes, mais que vous ne savez écrire que des SMS !! Bon , c’est déjà pas mal, c’est déjà un environnement culturel stimulant. Ne désespérez pas! La réussite est au bout de la route.

 (Les mamans dans la salle, toutes en cœur) : oui, c’est révolutionnaire, c’est cool, c’est unscool! C’est dingue ! On y croit, on l’a vu, ça marche!

 Merci Mesdames… de votre témoignage.

 Voyez, Madame, c’est ce vilain doute qui bloque votre petit Cheyenne, qui l’empêche de s’épanouir. La question c’est pourquoi ce manque de confiance? C’est parce que vous êtes passée par l’école et que vous en gardez des séquelles dont vous ne parvenez pas à vous défaire: une sorte d’angoisse quand l’enfant n’est pas gavé de nourriture scolaire , ce qui vous rappelle l’oppression que vous avez subie vous-même toute votre enfance, au moment des contrôles à l’école.

 Vous avez été traumatisée par les enseignants ? Des punitions, des heures de colle ? Je comprends ! C’est courant. Ça laisse des traumatismes. C’est un débile, pardon, c’est indélébile.

 Vous allez me dire que je vante ma méthode à la façon d’un bonimenteur américain en train de faire la promo d’un Mixer à la télé, devant un public de mères de familles enthousiastes. Non, je vous parle du fond du cœur , car je sais combien vous avez souffert de l’école et je veux libérer les petits chérubins de cet esclavage qui remonte à Charlemagne. Mon souci, c’est les enfants dehors, je veux dire “d’abord”, c’est prioritaire.

 Je me résume, c’est par votre confiance que vous donnez à votre enfant le potentiel qui va le conduire sur l’Olympe. Concernant l’efficacité de la méthode naturelle, elle est prouvée et si ça ne fonctionne pas, c’est en raison de l’attitude des adultes: il faut changer le monde autour de l’enfant et lui donner confiance en lui-même, et surtout, il faut éviter toute forme de coercition : les punitions, les réprimandes, tout ce qui donnent à l’enfant un vécu négatif de l’apprentissage. C’est révolu. D’ailleurs l’école elle-même a entrepris d’aller dans le même sens, car elle a supprimé les notations qui constituaient une violence psychologique certaine .

 Nous, parents unscoolingues, sommes totalement en avance sur l’évolution de l’école, car nous avions adopté avant elle le concept de l’enfant qui construit lui-même son savoir. Nous l’avions théorisé bien avant la réforme de l’école entreprise par Philippe MEIRIEU, ce gourou qui n’est qu’un adepte mou d’Alan THOMAS. Cependant sa réforme est un pas en avant vers la libération des enfants, avant la chute de l’école.

 C’est nous qui avons posé les bases d’une véritable révolution de la formation du citoyen dans un monde dépollué des formatages scolaires: nous éliminons les cours (enfin ce qu’il en reste), les programmes, les devoirs, et même l’écrit qui finalement est fondamentalement réactionnaire, truffé de règles absurdes, de contraintes grammaticales désuètes. L’oral est plus épanouissant, plus libre, plus créatif, plus communicatif. C’est pourquoi si l’enfant ne lit pas, c’est parce qu’il a investi sa curiosité dans d’autres matières : les BD, le bricolage, la culture télévisuelle qui, je le précise, est une porte d’entrée dans notre société bien plus efficace que les livres scolaires poussiéreux et futiles. Nous avons le temps, laissons le temps à l’enfant.

 Deuxième principe de notre méthode, il faut laisser l’enfant faire le choix de son itinéraire culturel: il va opter pour certains domaines de connaissances, mais dans un ordre différent de celui totalement arbitraire imposé par l’école : il pourra s’intéresser aux coléoptères et aux lapins, de garenne ou à la culture rap, ou la pêche à la ligne, ce qui lui fera découvrir le milieu aquatique, alors que l’école lui imposerait des schémas électriques, des robinets qui coulent, des exercices de grammaires, des dissertations sur la Joconde, des plans de circulations routières, des analyses de textes soumises à des problématiques, que sais-je, depuis que l’école est entre les mains des pédagogistes, depuis qu’ils ont “ouvert l’école à “la vie”, leur imagination est sans fin, mais ils continuent d’imposer des programmes qui prennent la tête à nos enfants et qui alourdissent leurs sacs de classe: la culture, l’instruction sont impossible à enfermer dans un carcan car chacun construit son capital de connaissances tout au long de la vie. Il faut voir plus loin!

 Madame, votre enfant n’a-t-il pas appris à parler seul ? Lui avez-vous donné des cours pour apprendre à construire une phrase avec sujet, verbe et compléments et même des propositions subordonnées conjonctives? NON!! Il a appris à construire des phrases sans avoir reçu une seule leçon de grammaire de votre part ! Et comment avez vous procédé ? Vous avez adopté une attitude naturelle, en lui faisant simplement confiance!!! Aujourd’hui il faut oser, il faut vous “lâcher”. C’est là le secret de la méthode unscoolingue du professeur Alan THOMAS, reprise par moi-même pour assurer les contrôles scientifiques de cette méthode et la mettre sur le marché. Nous avons testé cette méthode dans nos laboratoires de Winnipeg au Canada.

 Vous allez me dire que si c’est une méthode aussi miraculeuse, qui ne demande que de la confiance, cela ne va pas me faire vendre grand chose : pas de vente de dvd, pas de commande de produits ou de matériel pédagogique, pas de cours, rien qui puisse se commercialiser! En effet notre action est désintéressée: nous agissons dans l’intérêt des enfants pour leur permettre de vivre pleinement leur enfance, de découvrir le vrai sens de la vie. Je crois, Madame, que vous auriez intérêt à participer à nos groupes de préparation parentale au unscoolingue que j’organise pour la modique somme de 250 euros par WE. Nous avons des correspondants locaux qui dans le cadre des associations font connaître nos produits et les communiquent aux adhérents par leurs réseaux internes de diffusion de la propagande, je veux dire de l’information. Nous avons tous le souci de soutenir les familles dans leur démarche de libération des enfants.

 Soyez confiante, détendez-vous, libérez-vous. Votre enfant a appris tout seul le langage, sans pédagogie (ce mot barbare) , sans cours (ce mot répugnant), sans leçon (ce mot exécrable!), sans cahier, sans livre, rien de tout cela ne lui a été nécessaire et ça a marché de façon miraculeuse, preuve irréfutable que votre enfant peut tout apprendre seul et sans l’Éducation nationale – et même et surtout, sans recevoir le moindre enseignement qui loin de favoriser l’acquisition des connaissances, bloquerait les processus. Car il suffit que vous tentiez de forcer l’enfant, de le contraindre et aussitôt, il est dégoûté, il renâcle, il se désintéresse, il cesse d’être curieux. Il ne faut surtout pas contrarier sa curiosité naturelle. Car tout ce qui est naturel est efficace et adapté. Et je le dis, c’est une des découvertes géniale d’Alan THOMAS: l’enfant est naturellement adapté et curieux,si toutefois vous le l’empêchez pas d’être lui-même.

 Alors ne reproduisons pas l’école dans le cadre familial, car l’école est contraire à la nature de l’enfant, elle nie ses rythmes, elle nie son désir de connaissance, elle nie son individualité et sa personnalité: l’école fabrique des clones. L’école à la maison, c’est une hérésie, c’est vouloir persécuter l’enfant, lui faire violence, jusque dans sa maison. L’enfant n’a alors plus aucun refuge car la famille elle-même devient source d’angoisse pour lui. Il faut avant tout que l’enfant soit heureux et lui-même!

 Autre raison qui entrave le processus naturel d’apprentissage par l’enfant, les adultes ont besoin de pouvoir et l’enfant est leur victime: par le biais des apprentissages, ils exercent des sévices sur la personne de l’enfant, … une forme de maltraitance qui est cependant admise, légale à l’école. Dans le cadre de la protection de l’enfance, il faut libérer les nains de jardin, je veux dire les enfants, de l’agressivité parentale et magistrale.

 Vous allez me dire : mais que penser des enseignants? Sont-ce des adultes payés par l’État pour maltraiter la jeunesse ? Quelle satisfaction en tirent-ils? Il est certain qu’un enseignant est rigide par nature, qu’il recherche le pouvoir sur l’enfant, que c’est un être frustré qui n’ayant pas la carrure pour se défouler sur des adultes dans le cadre d’un emploi dans le monde réel, il a choisi cette profession pour exercer du pouvoir sur des êtres vulnérables ! Mais heureusement la situation tend à s’inverser dans les écoles depuis que les pédagogistes ont renversé la vapeur. Tout compte fait Philippe MEIRIEU en remplaçant l’enseignant par un éducateur aura quand même servi à quelque chose . Il y avait dans tout enseignant un flic qui sommeillait, je crois qu’aujourd’hui la pression à l’école a changé de victime. Nous, parents unscoolingues, nous ne sommes ni des flics, ni des esclavagistes, ni des pédago-éducateurs: notre devise, c’est “laissez les vivre” et c’est la raison pour laquelle nous devons libérer nos enfants du joug scolaire et de toute les formes d’enseignement autoritaire. L’heure est venue de passer à l’autogestion des acquisitions de connaissances et plutôt que de faire de l’école la République des enfants, faisons des enfants des gestionnaires de leur propre savoir: et tiens et “Pan dans la tronche de Philippe” et dans sa République de nains de jardin!

 Quelqu’un aurait-il des questions à me poser? Un auditeur: Professeur Unscooldingue, comment peut-on considérer que les parents qui pratiquent l’unscoolingue sont des parents qui assurent l’instruction de leur enfant, s’ils ne lui apprennent rien pour ne pas le contraindre?

 Bonne question à laquelle je vais répondre de façon très claire: d’abord instruire est un acte contre nature, c’est un acte autoritaire, coercitif et contre productif, c’est une violence, c’est un rapport de force entre l’enfant et l’adulte , c’est un rapport hiérarchique extrêmement néfaste sur la personnalité de l’enfant. D’ailleurs, Philippe MEIRIEU, qui encore une fois s’est inspiré des travaux d’Alan THOMAS, a réformé l’école dans ce sens, mais il s’est gouré: en fait il a donné le pouvoir aux enfants qui désormais persécutent les profs. N’allons pas jusqu’à cette extrémité en famille, restons raisonnables, cultivons l’harmonie. Ce qui compte c’est de supprimer toute forme d’oppression, de part et d’autre: il faut que l’enfant soit heureux et l’adulte aussi !

 Regardez ce que vous êtes devenus du fait de la pression scolaire, car si l’enfant à l’école souffre désormais de ses petits camarades, de leur violence, des rackets, ce sont les parents qui subissent désormais l’agressivité des enseignants au cours de ces réunions parents-profs où ces derniers tentent de reprendre le pouvoir: ce sont en fait les parents qui sont opprimés par l’école (fliqués, fichés, contrôlés, et même soignés par des annexes de l’école, les CMPP) – je précise que l’enfant est également opprimé, mais c’est essentiellement dû à l’enfermement et aux pratiques groupales de formation citoyenne qui imposent aux enfants de livrer leurs sentiments devant le groupe des élèves et qui les endoctrine avec religion du vivre-ensemble. Par contre du côté des apprentissages, c’est du vide. Le vivre-ensemble est une des conneries que notre ami Philippe MEIRIEU a inventé . L’a-t-il vraiment inventé? Je ne pense pas, il l’a récupéré chez les réformateurs pieux du PS.

Revenons-en à votre question: celle de l’instruction que la loi 98-1165 impose, histoire de mettre les parents IEF en difficulté lors des contrôle – encore une persécution contre les parents – alors que l’enfant à l’école n’est nullement instruit: il est seulement occupé à faire des recherches qui ne le mènent qu’à s’emmerder devant les ordinateurs, car l’enfant ne cherche – et c’est la qu’Alan THOMAS est génial – que s’il est motivé et acteur de sa recherche! Alors, dès l’instant qu’un enfant retrouve sa curiosité, dès l’instant où aucun adulte ne lui impose un thème de recherche, il va se poser des questions et il en posera toute la journée aux adultes. L’enfant peut commencer dès le matin par des questions telles que celle-ci: “tiens pourquoi l’eau du wc descend? … Il interroge alors les parents qui, mine de rien, vont dire dire “Ah, c’est une bonne question que tu poses là, … et si nous allions chercher des réponses dans l’ordinateur?” Ils vont eux-mêmes répondre (si leurs propres savoir leur permet de le faire). C’est une découverte exceptionnelle faite par Alan THOMAS qui a observé des enfants. Elle a pour conséquence de rendre l’enseignement – et notamment l’enseignement public – tout à fait inutile. Il fallait y penser !! Dans la période actuelle de crise du budget de l’État, c’est une véritable économie.

 C’est là que commence le véritable processus d’instruction: répondre à un enfant qui se pose des questions! Répondre à sa curiosité, mais sans lui imposer un savoir. C’est une idée géniale ! Ce faisant ils vont pouvoir donner à l’enfant les moyens de résoudre le problème qu’il se pose: on passe du problème du robinet qui coule et dont l’enfant n’a que faire, au problème de la chasse d’eau qui intrigue véritablement l’enfant . Autre question qui constitue la base de la Culture : comment naissent les bébés? C’est le processus par lequel les parents remplissent le rôle que la loi leur impose : “instruire l’enfant”, mais ils le font sans imposer à l’enfant la moindre violence. Répondre à des questions, ne jamais en poser , c’est le meilleur moyen pour instruire. Si les inspecteurs qui vous contrôlent ne sont pas convaincus, c’est parce qu’ils sont nostalgiques du temps où les enseignants posaient des question écrites et orales et que la réforme pédagogiste les a privé de ce qui justifie leur emploi.

 Êtes-vous satisfait par cette réponse ?

 (le parent) C’est judicieux. Mais l’EN accepte-t-elle cette explication ?

 …. (silence)

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 Vous qui avez suivi cet entretien, qu’en pensez-vous? Faites-vous partie des naïfs qui gobent cette explication? Non? Pourtant il y a des parents qui la gobent et qui sont recrutés dans le cadre de rencontres IEF ou influencés par des forums. Le prosélytisme est partout en IEF

 Conclusion : quand l’enfant en unscoolingue (et non en IEF) n’éprouve aucune envie d’apprendre, ce sont les parents qui sont désignés comme responsables par les illuminés de la secte unscoolingue. Ces parents sont certes responsables de leur choix aberrant, mais ils sont agressés pour leur manque de confiance envers leur enfant et poussés en avant dans la pente qui les entraîne vers des difficultés d’apprentissage durables. Ces critiques parfois agressives sur les listes internes de petits groupes informels, organisés par des apprentis gourous locaux (relais ou non des associations) mettent les parents les plus crédules en état de dépendance envers les parents non-sco purs et durs qui font preuve d’un prosélytisme très actif sur le terrain de l’IEF: ces adeptes du unscoolingue (qui ont une audience dans les associations IEF) profitent de la naïveté, du désarroi de parents dont les enfants sont en échec à l’école et qui viennent en IEF rechercher des solutions à leur inquiétude. Certains d’entre eux sont des proies faciles; d’autres irresponsables s’engouffrent dans l’aventure unscooling, grisés par le liberté qu’on leur promet. Culpabiliser, exploiter inquiétude née de l’absurdité de cette méthode est le procédé qui conduit des parents vers des situations d’échec et de mal-être !

Mettre les parents en cause quand l’enfant est en échec à l’école, c’est aussi la stratégie employée par l’EN et les psy qui gravitent autour de l’institution scolaire. C’est ainsi que la dyslexie, cette soit-disant maladie qui sert à camoufler les ratées de la pédagogie scolaire, a donné lieu à des traitements remboursés par la Sécurité sociale. Il est cependant vrai qu’une mère réellement inquiète entrave le déroulement des apprentissages de son enfant, mais la question est de savoir si l’inquiétude fait suite à l’échec de l’enfant en raison de méthodes inadaptées ou si l’inquiétude maternelle est la cause qui crée un climat d’étouffement dont l’enfant souffre.

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